0 $ d’impôt canadien. 0 déclaration annuelle à l’ARC. Ce n’est pas le pitch d’un vendeur de rêve offshore : c’est la conséquence directe des règles fiscales canadiennes — à des conditions très précises. Bienvenue dans le paradoxe de la LP canadienne : l’un des pays les plus fiscalisés du G7 abrite l’un des véhicules d’affaires les plus légers de la planète.
La Limited Partnership (LP) — société en commandite en français — est une structure fiscalement transparente : elle ne paie aucun impôt en propre. Ses revenus sont imposés directement entre les mains de ses associés, dans leur pays de résidence fiscale. Résultat : une LP détenue uniquement par des non-résidents, sans activité au Canada, n’a en règle générale ni impôt à payer ni déclaration à produire au Canada.
C’est ce mécanisme qui en fait la cousine canadienne de la fameuse LLC américaine des nomades digitaux. Mais la médaille a un revers que presque personne ne t’explique : si tu t’installes au Canada, la LP se retourne contre toi. Mécanique, duel LP vs LLC, match des provinces, création pas à pas et pièges cachés : on fait le tour complet.
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Cet article est un contenu informatif et éducatif : il ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil juridique. Un montage international se valide toujours au cas par cas avec un fiscaliste qualifié — dans ton pays de résidence comme au Canada.
C’est quoi, une LP canadienne — et pourquoi ne paie-t-elle aucun impôt ?
Une LP repose sur deux catégories d’associés : le commandité (general partner), qui gère l’entreprise et assume une responsabilité illimitée, et les commanditaires (limited partners), qui apportent des fonds et dont la responsabilité est limitée à leur apport — tant qu’ils ne participent pas à la gestion. La LP n’a pas de personnalité morale : ce n’est pas une « compagnie », c’est un contrat entre associés encadré par une loi provinciale. Pour la resituer parmi les autres structures, consulte notre guide des 8 formes juridiques d’entreprises au Canada.
Sa signature, c’est la transparence fiscale (« flow-through »). La LP n’est pas une entité imposable : chaque dollar de profit traverse la structure et atterrit directement dans la déclaration de chaque associé, au prorata de sa quote-part. Exemple : ta LP facture 100 000 € à des clients européens. La LP ne paie rien au Canada. Toi, associé, tu déclares ta part… là où tu es résident fiscal.
Retiens la phrase la plus importante de cet article : la LP ne supprime pas l’impôt, elle le déplace vers la résidence fiscale de ses associés. Tout le reste — le fameux « 0 % », le duel avec la LLC, les pièges — découle de cette seule mécanique.
Pourquoi « 0 % d’impôt canadien » est-il possible — et à quelles conditions exactes ?
Côté déclarations, la règle tient en trois conditions cumulatives. Une société de personnes n’a aucune déclaration de renseignements (T5013) à produire à l’ARC si : 1) elle n’exploite aucune entreprise au Canada à aucun moment de l’exercice ; 2) elle n’est pas une « société de personnes canadienne » — définition qui exige que tous les associés soient résidents canadiens ; 3) elle n’est pas une structure de type SIFT (grands véhicules cotés, hors sujet ici). C’est la position administrative de l’ARC, fondée sur le Règlement de l’impôt sur le revenu et confirmée par interprétation technique.
Et côté impôt : la LP n’étant pas une entité imposable, il n’y a rien à payer au Canada tant que les associés sont non-résidents et que les revenus ne proviennent pas de sources canadiennes. Zéro entité imposable + zéro associé résident + zéro revenu de source canadienne = zéro dossier à l’ARC.
Le point de vigilance, c’est la notion d’« exploiter une entreprise au Canada » : c’est une question de fait, et la loi l’interprète largement — solliciter des commandes ou offrir quelque chose en vente au Canada, même par l’intermédiaire d’un mandataire, peut suffire. Employé au Canada, stock au Canada, clientèle canadienne démarchée activement : autant de drapeaux rouges qui font tomber le montage.
⚠️ Les 5 situations qui réveillent le fisc canadien
1. Revenus passifs de source canadienne (loyers, redevances, dividendes) : le payeur canadien doit prélever une retenue à la source (impôt de la partie XIII) dès qu’un seul associé est non-résident.
2. Services rendus physiquement au Canada : retenue de 15 % sur les honoraires (règlement 105).
3. Ventes taxables au Canada : inscription à la TPS/TVH au-delà de 30 000 $ de fournitures taxables — avec un régime particulier pour les ventes numériques aux consommateurs canadiens.
4. Vente d’un bien canadien imposable (immobilier notamment) : certificat de conformité fiscal obligatoire avant la transaction.
5. Exploitation au Canada : la T5013 redevient exigible, notamment au-delà de 2 M$ de revenus et dépenses cumulés, de 5 M$ d’actifs, ou dès qu’un associé est une société ou une fiducie.
LP canadienne ou LLC américaine : quelle est la vraie différence ?
Si la LP canadienne est si souvent comparée à la LLC, c’est parce que les deux aboutissent au même résultat par des chemins différents. La LLC unipersonnelle est, par défaut, une « disregarded entity » pour le fisc américain : l’IRS fait comme si elle n’existait pas et impose directement son propriétaire. La LP, elle, est transparente par nature. Dans les deux cas : pas d’impôt local sans activité locale, et une imposition qui remonte à la résidence fiscale du propriétaire.
La vraie différence se joue sur deux terrains : la protection et la paperasse.
| Critère | LP canadienne (Ontario) | LLC américaine unipersonnelle |
|---|---|---|
| Mécanique fiscale | Transparente (flow-through) | Disregarded entity (par défaut) |
| Impôt local sans activité locale | Aucun | Aucun (impôt sur le revenu) |
| Déclaration annuelle obligatoire | Aucune (si aucune exploitation au Canada et associés non-résidents) | Formulaire 5472 + 1120 pro forma chaque année, même sans revenu |
| Pénalité en cas d’oubli | — | 25 000 $US par formulaire |
| Numéro fiscal requis d’office | Non (NE seulement si TPS/TVH, paie…) | EIN obligatoire, même sans employé |
| Entretien au registre | Renouvellement de la déclaration tous les 5 ans | Rapport annuel / franchise tax selon l’État |
| Responsabilité | Commandité : illimitée · Commanditaires : limitée | Limitée pour tous les membres |
| Personnalité morale | Non | Oui |
Traduction : la LLC gagne sur la responsabilité, la LP est moins contraignante que la LLC sur la conformité. Depuis 2017, toute LLC unipersonnelle détenue par un étranger doit produire chaque année un formulaire 5472 accroché à une déclaration 1120 pro forma — dépôt papier, EIN obligatoire — sous peine de 25 000 $US d’amende. La LP ontarienne de non-résidents sans activité canadienne, elle, n’envoie rien à l’ARC : son seul rendez-vous administratif est le renouvellement quinquennal de sa déclaration. Toutefois, les formalités de la LLC américaine restent très simples et abordables.
💡 Tu vises le Canada un jour ? Alors méfie-toi de la LLC.
L’ARC traite la LLC américaine comme une société par actions, pas comme une entité transparente. Une fois résident fiscal canadien, ses revenus risquent une imposition au Canada comme ceux d’une société étrangère, avec des crédits d’impôt qui s’alignent mal et des subtilités entre revenus actifs vs revenus passifs ou encore revenus distribués vs revenus conservés dans la LLC. Le combo « LLC + installation au Canada » est l’un des pièges fiscaux les plus documentés chez les expatriés. Quoi qu’il peut fonctionner pour des situations et montages spécifiques.
Ontario, Colombie-Britannique ou Québec : où enregistrer ta LP ?
Tu l’as sûrement remarqué : quand on parle de LP canadienne pour non-résidents, on parle presque toujours de l’Ontario. Ce n’est pas une habitude — c’est un choix rationnel, fondé sur cinq avantages mesurables.
1. La vitesse : dépôt 100 % en ligne au Registre des entreprises de l’Ontario, déclaration officielle généralement émise sous 24 heures. 2. Le coût : 210 $ de frais gouvernementaux. 3. La conformité minimale : aucun rapport annuel — un simple renouvellement tous les 5 ans. 4. La discrétion relative : les commanditaires n’apparaissent pas au registre public en ligne. 5. L’écosystème : l’Ontario est une juridiction de référence mondiale pour les fonds d’investissement, avec une jurisprudence fournie, des banques habituées et des prestataires rodés.
Deux nuances que les vendeurs oublient. D’abord, la LP ontarienne doit maintenir une adresse d’établissement principal en Ontario (pas de case postale), où sont conservés le registre des commanditaires et la convention — c’est le service que facturent les agents locaux, généralement entre 1 500 et 2 500 $ CA la première année. Ensuite, ce registre interne des commanditaires peut être consulté sur demande : discrétion ne veut pas dire anonymat. Enfin, un commandité qui est une société constituée hors Canada doit d’abord s’enregistrer extraprovincialement en Ontario.
| Ontario (LP) | Colombie-Britannique (LP / LLP) | Québec (S.E.C.) | |
|---|---|---|---|
| Dépôt | En ligne, déclaration émise sous ~24 h | Papier uniquement, après réservation de nom | En ligne (Registraire des entreprises) |
| Frais initiaux | 210 $ | 165 $ (LP) / 275 $ (LLP) | Selon tarifs REQ en vigueur |
| Obligation récurrente | Renouvellement tous les 5 ans, aucun rapport annuel | LP : pas de rapport annuel · LLP : rapport annuel obligatoire | Mise à jour annuelle obligatoire + droits annuels (pénalité de 50 % si retard) |
| Transparence publique | Commanditaires non publiés au registre en ligne | Associés non publiés au registre | Bénéficiaires ultimes publics : commandité + commanditaires ≥ 25 % |
| Particularité | Référence mondiale des fonds et montages internationaux | LLP ouverte à tous les secteurs (responsabilité limitée pour tous) | Droit civil, nom intégrant « société en commandite » ou « S.E.C. » |
🔎 Exemple concret — le détail qui disqualifie souvent le Québec pour l’international
Depuis le 31 mars 2023, toute société en commandite immatriculée au Québec doit déclarer ses bénéficiaires ultimes au Registraire des entreprises : le commandité, automatiquement, et tout commanditaire détenant 25 % ou plus de la valeur des parts. Ces informations sont publiées au registre, consultable par n’importe qui. En Ontario, à l’inverse, les commanditaires ne figurent pas au registre public en ligne. Ajoute la déclaration de mise à jour annuelle obligatoire — même sans changement — et l’exigence d’un nom intégrant « société en commandite » : la S.E.C. québécoise reste un excellent véhicule pour investir au Québec (immobilier, fonds), mais un mauvais choix pour un montage international léger.
Et la Colombie-Britannique ? Sa LLP, ouverte à tous les secteurs (rare au Canada), offre une responsabilité limitée à tous les associés — la réponse canadienne la plus proche de la LLC. En contrepartie : dépôt papier, délais de réservation de nom et rapport annuel obligatoire. Quant au Manitoba, il exige davantage de divulgation sur les commanditaires. On comprend vite pourquoi l’Ontario garde la couronne.
Comment créer une LP en Ontario, étape par étape ?
La création elle-même est d’une simplicité désarmante — c’est la préparation en amont qui fait la différence entre un montage sérieux et une bombe à retardement.
Étape 1 — Choisis et vérifie ton nom
Le nom doit se terminer par « Limited Partnership » (ou « LP ») et ne peut pas contenir le nom d’un commanditaire, sauf s’il est aussi celui d’un commandité. Vérifie sa disponibilité dans les registres avant de déposer.
Étape 2 — Définis ta structure d’associés
Qui sera commandité (gestion, responsabilité illimitée), qui sera commanditaire (apport en argent ou en biens — jamais en services) ? En solo, la pratique sérieuse consiste à créer une société par actions qui joue le rôle de commandité, pour isoler la responsabilité illimitée dans une coquille dédiée.
Étape 3 — Sécurise une adresse d’établissement principal en Ontario
Elle est obligatoire (pas de case postale) : c’est là que sont conservés le registre des commanditaires, la convention et les résolutions. Sans présence en Ontario, un agent local fournit l’adresse et la tenue des registres.
Étape 4 — Dépose la déclaration au Registre des entreprises de l’Ontario
Le dépôt (formulaire 5306, en ligne) coûte 210 $ de frais gouvernementaux, et la déclaration officielle est généralement émise sous 24 heures. Un commandité société étrangère doit s’être enregistré extraprovincialement au préalable.
Étape 5 — Rédige ta convention de société en commandite
C’est le document maître — privé, jamais déposé au registre : répartition des parts, apports, distributions, admission et sortie d’associés, pouvoirs du commandité. Ne fais pas l’économie d’une rédaction professionnelle : c’est elle qui protège réellement les commanditaires.
Étape 6 — Mets en place la logistique et le calendrier
Compte bancaire ou fintech (prévois la vérification d’identité des bénéficiaires effectifs), numéro d’entreprise (NE) seulement si tu as besoin d’un compte TPS/TVH, de paie ou d’import-export… et une alarme dans 5 ans : la déclaration ontarienne expire tous les 5 ans et doit être renouvelée, avec frais majorés en cas de retard.
Les 4 pièges que les vendeurs de LP ne te diront jamais
Piège n°1 — La « LP solo » ne te protège pas
Oui, l’Ontario permet à une même personne d’être à la fois commandité et commanditaire — c’est écrit dans la loi. Ce que les sites de création d’entreprises oublient de citer, c’est le paragraphe suivant : cette personne conserve les responsabilités du commandité, donc une responsabilité illimitée sur ses biens personnels. La « protection » du commanditaire solo est une illusion. Des fiscalistes canadiens réputés vont plus loin : une société de personnes suppose une entreprise exploitée en commun dans un but lucratif — une LP-façade à associé unique sans réelle activité pourrait ne même pas en être juridiquement une.
Piège n°2 — « 0 % d’impôt » n’existe pas. « 0 % d’impôt canadien », oui.
La transparence fiscale déplace l’imposition vers ta résidence fiscale. Résident fiscal français ? Ta quote-part de la LP entre dans ton imposition française. Et le fantasme du « résident de nulle part » ne tient pas la route : le Conseil d’État français refuse par exemple le bénéfice des conventions fiscales aux « résidents » exonérés à 0 %. Sans une stratégie de résidence fiscale claire, légale et documentée, la LP ne change rien à ta facture.
Piège n°3 — Le retournement : tu t’installes au Canada, la LP devient un boulet
C’est le scénario que personne n’anticipe. Tu crées ta LP en non-résident, puis ton projet Canada se concrétise : PVT, permis de travail, résidence permanente… et te voilà résident fiscal canadien. Ta quote-part devient imposable à 100 % entre tes mains, chaque année, à ton taux marginal — sans le report d’impôt ni le taux réduit des PME qu’offre une société par actions. Pour un résident canadien qui exploite une activité, l’incorporation bat la LP dans l’immense majorité des cas. La structure star des nomades devient le boulet de l’immigrant.
Piège n°4 — La banque est le vrai boss final
« Zéro impôt » ne veut pas dire « zéro conformité ». Banques et processeurs de paiement appliquent des règles strictes de vérification des bénéficiaires effectifs et se méfient des structures détenues par des non-résidents : ouverture de compte parfois laborieuse, pièces exigées, refus possibles. Le Canada surveille aussi sa réputation — la presse a critiqué le « snow washing » via des sociétés de personnes — et si le registre fédéral de transparence ne couvre pas les LP à ce jour, la tendance mondiale va clairement vers plus de divulgation. Monte un dossier irréprochable : convention solide, facturation propre, résidence fiscale documentée.
Pour qui la LP canadienne est-elle vraiment faite ?
✅ La LP est pertinente pour :
- L’entrepreneur international non-résident (services B2B hors Canada, activité en ligne internationale) qui a une résidence fiscale claire et assumée, et cherche un véhicule « onshore » crédible sans lourdeur déclarative.
- Les fonds, coentreprises et projets immobiliers au Canada — l’usage historique et noble de la LP : des investisseurs passifs protégés, une fiscalité transparente, un cadre éprouvé (avec accompagnement professionnel).
- L’investisseur étranger passif qui veut participer à un projet canadien en n’exposant que son apport.
❌ La LP est un mauvais choix pour :
- Le résident fiscal canadien qui exploite une activité : l’incorporation — voire une simple entreprise individuelle au démarrage — fait presque toujours mieux.
- Le futur expatrié qui compte opérer sa LP depuis le sol canadien : résidence fiscale + « exploitation au Canada » = le montage s’effondre. Et une LP ne donne aucun droit d’immigration ni permis de travail.
- Le chasseur de magie fiscale sans résidence claire : la LP est un outil de structuration, pas une cape d’invisibilité.
Questions fréquentes (FAQ)
La LP canadienne paie-t-elle de l’impôt au Canada ?
Non, jamais en tant qu’entité : la LP est fiscalement transparente, ses revenus sont imposés entre les mains des associés. Si tous les associés sont non-résidents, que la LP n’exploite aucune entreprise au Canada et n’a aucun revenu de source canadienne, il n’y a ni impôt canadien ni déclaration T5013 à produire. Des revenus de source canadienne (loyers, redevances, services rendus au Canada) déclenchent en revanche des retenues à la source.
Peut-on créer une LP au Canada seul, sans associé ?
Techniquement oui en Ontario : la loi permet à une même personne d’être à la fois commandité et commanditaire. Mais cette personne conserve alors la responsabilité illimitée du commandité — la protection du commanditaire disparaît — et la qualification juridique d’une telle structure sans véritable entreprise commune est discutée. La solution sérieuse : une société par actions comme commandité.
Quelle province choisir pour enregistrer une LP au Canada ?
L’Ontario domine pour les montages internationaux : dépôt en ligne rapide, frais de 210 $, aucun rapport annuel (renouvellement tous les 5 ans) et commanditaires absents du registre public en ligne. La Colombie-Britannique impose un dépôt papier ; le Québec exige une mise à jour annuelle, des droits annuels et publie les bénéficiaires ultimes au registre. La S.E.C. québécoise reste toutefois pertinente pour investir au Québec.
Quelle est la différence entre la LP canadienne et la LLC américaine ?
Même logique de transparence fiscale, mais deux différences majeures. La LLC offre la personnalité morale et la responsabilité limitée à tous ses membres ; en contrepartie, une LLC détenue par un étranger doit produire chaque année les formulaires 5472 et 1120 pro forma, sous peine de 25 000 $US d’amende. La LP n’a aucune déclaration canadienne à produire sans activité au Canada, mais son commandité reste indéfiniment responsable. Et pour un futur résident canadien, la LLC est un piège : l’ARC la traite comme une société, avec risque de double imposition.
Un résident fiscal canadien a-t-il intérêt à créer une LP ?
Rarement pour exploiter une activité : sa quote-part est imposée personnellement chaque année, sans le report d’impôt ni le taux réduit des PME d’une société par actions. La LP garde tout son sens au Canada comme véhicule d’investissement collectif — fonds, immobilier, coentreprises — où elle protège les investisseurs passifs.
Créer une LP permet-il d’immigrer ou de travailler au Canada ?
Non. Posséder une LP ne confère ni statut d’immigration, ni permis de travail, ni passerelle vers la résidence permanente. Travailler activement depuis le sol canadien exige un statut approprié — et ferait par ailleurs naître la résidence fiscale et l’« exploitation au Canada » qui anéantissent l’intérêt fiscal du montage.
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Ressources complémentaires
Sources officielles
- Loi sur les sociétés en commandite de l’Ontario (site en anglais)
- Registre des entreprises de l’Ontario — services et dépôts (site en anglais)
- ARC — Exigences de production de la déclaration T5013 (site en anglais)
- Québec — Entreprises qui doivent déclarer un bénéficiaire ultime
- Québec — Tarifs du Registraire des entreprises (sociétés de personnes)
- Colombie-Britannique — Enregistrement des partnerships (site en anglais)
- IRS — About Form 5472 (site en anglais)



